Mise en scène : STOMY BUGSY


David Desclos n’a pas besoin d’inventer des histoires, sa vie en est une. Ex caïd passé plusieurs fois par la case prison, il raconte tout, de son casse déjoué à son histoire d’amour réussie, en passant par la garde à vue et les cavales sous le pseudo de David Lupin. Un gentleman cambrioleur, donc, qui a profité de ses dix ans à l’ombre pour mettre des mots sur sa peine et se préparer une sortie en pleine lumière.
Plus qu’un spectacle, c’est une histoire vraie, un cri du cœur, sincère et généreux.

Un témoignage poignant, fou, cinématographique et pourtant bien réel. On y croise des flics zélés et des bandits gentils (ou l’inverse), on y rit de situations dignes des meilleurs films d’Audiard, on y entend des sirènes et des portes de cellules qui claquent, mais on y voit surtout un homme qui rit de son passé pour ne pas en pleurer. Parce qu’au fond, si David Desclos nous raconte ses aventures avec beaucoup d’humour, il ne les souhaite à personne. Il ne se juge pas - d’autres l’ont fait pour lui - mais l’air de rien il prône le droit chemin et permet la réflexion sur un sujet tabou : la prison et la réinsertion.


Alors aujourd’hui, David Desclos va plus loin et nous propose des représentations exceptionnelles.


Un spectacle coup de poing, bouleversant et plein d’humanité, qui résonne avec l’actualité et donne à réfléchir.  Le public ressort bluffé par une réalité qui dépasse largement la fiction…






L'interview face à face


A quel moment vous est venue l’idée de faire un spectacle ?
Le 23 décembre 1998, je me suis fait arrêter pour avoir creusé un tunnel sous une banque. J’étais en garde à vue et je savais que j’allais prendre cher. Toute la nuit, j’ai pensé à tout ce que je venais de vivre, et je me suis dit que c’était fou. Au petit matin, je me suis évadé pendant mon transfert vers la prison, et c’est là, pendant ma cavale, que j’ai eu l’idée de monter sur scène pour raconter mon histoire. Quand je me suis retrouvé en prison pour de bon quelques temps plus tard, j’ai commencé à écrire. C’est ce qui m’a aidé à tenir.


Et vous testiez vos textes sur vos codétenus ?
Oui, j’animais les promenades (rires). Je me suis rendu compte que j’aimais raconter mes aventures, qu’on m’écoutait, et que je faisais rire. Ça m’a encouragé à continuer, je n’ai jamais lâché. J’ai noirci des dizaines de cahiers, j’ai de quoi faire trois spectacles. Les deux prochains sont déjà écrits.

Ce n’était pas risqué, de vous présenter au public comme un ex bandit ?
Je ne me suis même pas posé la question. J’ai purgé ma peine et je ne tire aucune gloire de ce que j’ai fait. Au contraire, si j’ai écrit tout ça, c’est pour faire découvrir un monde inconnu pour beaucoup de gens, faire réfléchir sur l’univers carcéral, la réinsertion des ex prisonniers... Mon message est positif. En 1h10, j’essaye de faire comprendre ce que moi j’ai mis 20 ans à intégrer. Si ça peut éviter à certains jeunes de prendre le mauvais chemin…


Comment définiriez-vous votre spectacle ?
C’est un seul en scène qui raconte une histoire 100 % vraie. J’ai pour ambition de dépoussiérer le genre, je ne cherche pas le rire à tout prix, ce n’est pas un stand up avec de la vanne à chaque fin de phrase. Je voudrais que les gens rentrent chez eux avec la sensation d’avoir appris quelque chose, qu’ils y pensent. Qu’il en reste quelque chose. Je m’adresse à tout le monde, des jeunes aux moins jeunes, et à tous les milieux sociaux.


Que vous apporte la scène aujourd’hui ?
Beaucoup de bonheur. Quand les gens viennent me voir à la fin pour me dire qu’ils ont été touchés par mon histoire, j’ai la certitude d’avoir fait le bon choix en changeant de vie. Mon témoignage est authentique, et je pense que le public le sent… S.B



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